Qui serais-je en renonçant à ma blessure chérie?

blessure-cherie

Qui serais-je sans ma blessure chérie?

Lors d’une vidéo LIVE sur ma page Facebook , je vous lisais un extrait du récent livre du Dr Léonard Laskow :Par don d’amour – Eveillez notre nature essentielle par l’amour et le pardon.

 

Voici le rappel de cet extrait :

  » Au début des années 1940, le théologien Reinhold Niebuhr a rendu célèbre la Prière de la Sérénité  » Mon Dieu, accorde moi la sérénité d’accepter les choses que je ne peux pas changer, le courage de changer celles que je peux changer; et la sagesse de savoir reconnaitre la différence entre les 2″. Pourtant, nous ressassons si souvent ce qui ne peut être changé, gaspillant ainsi une précieuse énergie qui pourrait être consacrée à transformer ce que nous POUVONS changer. Ce qui nous maintient dans cet espace d’énergie gaspillée – sans même parler de la frustration, du chagrin, et des souffrances engendrées – c’est l’addiction de notre égo à notre histoire , et notamment aux histoires impliquant une « blessure chérie ». Nombreux sont ceux qui justifient leurs propres actes en soulignant ce qu’ils ont eux-mêmes du subir. D’autres justifient ce qu’ils n’ont PAS accompli dans leur Vie en se référant à d’anciennes blessures. Considérez le paradoxe de la formule « blessure chérie ». Pourquoi chérir une blessure? En quoi pourrait-elle avoir une quelconque valeur? Qui serais-je sans mon histoire? Quel sens aurait ma Vie sans cette blessure chérie?« 

         Cet extrait fait sens pour les femmes que j’accompagne dans leur mieux-être avec leur corps car, en réalité, elles n’ont pas vraiment un problème de poids. Cela vous choque t-il de lire qu’aucune femme n’a réellement un problème de poids? 

Le vrai problème n’est pas le poids. le vrai problème serait plutôt de considérer le poids comme étant un problème. 

Objectivement, mon travail ne fait pas maigrir et ne promet pas que vous ne prendrez plus jamais de poids. Il consiste davantage à amener ma cliente à structurer son état esprit, son rapport à elle-même d’une façon qui l’amènera à libérer la charge émotionnelle attachée à ses blessures et histoires chéries. Le corps se libèrera du poids émotionnel et parfois physique, si c’est ainsi que l’organisme conçoit la libération de la charge d’énergie contenue dans l’attachement à nos blessures chéries.

Mais concrètement, comment faire pour s’aimer quand on n’aime pas son corps? Une question que l’on me pose d’ailleurs très souvent!

Dans ce que je m’apprête à vous décrire, il ne s’agit pas de prôner l’obésité ni le surpoids. Il ne s’agit pas de vous décrire les kilos en trop comme étant la chose la plus merveilleuse au monde. Il ne s’agit pas de vous mentir à vous-même en vous forçant à ressentir de l’amour pour ce qui vous dégoute dans le miroir, car cela ne fonctionne pas. Il ne s’agit pas de se contenter des miettes de ce que nous pourrions être, ni de se résigner, ni même d’écrire qu’il est finalement agréable d’être en surpoids.

J’observe, écris et affirme simplement que certaines femmes font de leurs kilos en trop le pire calvaire de leur vie, justifiant de se malmener et de s’insulter en permanence quand  d’autres en font la plus grande opportunité d’apprendre à s’aimer aujourd’hui et maintenant. Aucune d’entre elles ne nient la réalité actuelle : elles sont en surpoids et désirent avoir un corps plus svelte, tonique, etc…Les deux veulent profondément se sentir mieux avec elles-mêmes. Cependant la réalité dans laquelle vivent et se construisent ces deux femmes, conditionne non seulement leurs perceptions actuelles mais également futures.

L’une n’est jamais « assez » de qui elle est, cherche à combler ce vide dans le monde extérieur alors qu’elle ne peut apprendre à le guérir que de l’intérieur. L’autre est consciente de son addiction à son histoire contre son corps, à ses ressentis de peur, de colère et de tristesse, et prends la ferme décision de reprendre son pouvoir. Elle travaille à se sentir riche de qui elle est, riche de sa Vie, de son corps et de ses relations actuelles.

1 -> Les 2 voudraient  certainement perdre du poids MAIS …

L’une fantasme sur le jour où elle obtiendra enfin le corps rêvé, passant son temps et son énergie reporter l’objet de son mal-être actuel sur ses kilos en trop, faisant régulièrement appel à la blessure responsable et restant ainsi à la fois sa prisonnière et sa geôlière. Elle mise tout son capital volonté dans toute méthode minceur lui promettant d’arriver rapidement à son objectif, voulant se séparer par le même coup des émotions désagréables qu’elle ressent. Les résultats, vous les connaissez j’imagine!

L’autre s’entraine à incarner chaque jour un peu plus la femme qu’elle se voit être avec ce corps imaginé en meilleur santé. Elle définit chaque jour un peu plus qui elle se voit être avec des kilos en moins. Elle s’exerce, avec son corps actuel, à se donner l’autorisation d’être et de ressentir ce qui la nourrit et l’inspire. Elle se demande quotidiennement – comment se rapprocher chaque jour un peu plus de « qui elle se voit devenir »? – et se comporte en conséquence, quel que soit l’avis d’autrui. Elle visualise par exemple la façon dont elle se tiendrait, dont elle marcherait, sourirait, mangerait, comment elle se comporterait avec les autres…et commence autant que possible à composer avec ce que la Vie lui donne maintenant pour incarner cette femme petits changements par petits changements.

Qu’est ce qui empêche concrètement cette femme d’utiliser son imagination à l’inverse pour déprimer? Elle aussi à des kilos en trop et n’aime pas en faire le constat. Mais pour autant, elle fait le choix conscient d’utiliser son pouvoir imaginaire pour aller chercher les petits détails accessibles pour construire cette future version d’elle-même. Elle se pardonne du manque d’amour pour elle-même, renonce désormais à entretenir l’énergie gaspillée contre son corps et contre elle-même.

  • Exercice spécial pour celles et ceux qui subissent les moqueries, insultes et autres gentillesse des inconnus qui les entourent : j’aimerais vous inviter à mettre en pratique ce qui suit. Commencez par imaginer la femme que vous vous voyez devenir avec vos kilos de moins et même avec votre corps idéal. Exercez vous chez vous à prendre exactement la même attitude et la même posture que cette personne. Renouvelez cette expérience dans la rue, quand votre énergie baisse et aussi en présence de personnes qui se moquent de vous. Puis voyez si cela change quelque chose à la situation et aussi à votre façon de la percevoir. Si vous connaissez une partie de mon histoire, vous savez qu’en changeant progressivement d’énergie, c’est toute ma Vie qui a changée.

 2 -> Les 2 ont des kilos en trop MAIS…

Oui, cela dérange d’oser s’aimer lorsque l’on a du gras sur le corps, de la cellulite sur les cuisses! C’est ainsi! Il y en aura toujours pour te conseiller sur « comment te corriger? ».

Mais n’est-il pas vrai que cela dérange aussi de s’aimer quand on est jolie? Il y en aura toujours pour dire que tu es prétentieuse.

N’est-il pas vrai que cela dérange quand on s’habille différemment?  Il y en aura toujours pour te juger d’être originale et un peu perchée.

S’aimer quand on réussit? On dira que cette personne est hautaine et vaniteuse!

S’aimer quand on échoue?  On dira que cette personne se complait…

Finalement, n’est-ce pas l’idée de s’aimer tout court qui dérange?

D’ailleurs, la vraie problématique ne serait-elle pas : « comment oses tu te donner le droit de t’aimer alors que je ne me le suis jamais autorisé pour moi-même?« . Nous avons alors le choix de perpétuer la norme de ne pas se trouver « assez » à notre tour, comme beaucoup de monde. Nous avons aussi le choix d’être celui ou celle qui s’autorise lui-même à s’aimer, prêt à payer le prix des critiques de ceux qui adoreraient en faire autant mais sont encore attachés à leurs peurs et jugements, tout en leur souhaitant profondément de découvrir que cette décision est entre leurs mains.

3 -> S’aimer avec des kilos en trop serait se résigner!

 

S’aimer avec des kilos en trop ne signifie pas s’interdire d’aller vers le corps qui vous fait vraiment envie. S’aimer veut dire reconnaitre la valeur de mon corps, de ma santé quel que soit le poids que j’affiche. S’autoriser à ressentir de la gratitude pour tout ce que mon corps m’offre déjà, s’autoriser à la ressentir et la faire rayonner dans chaque cellule de son corps, sans pour autant nier le surpoids. La différence étant de se diriger vers une relation plus harmonieuse avec son corps maintenant, sans vivre dans l’illusion que votre bonheur en dépend. La différence est qu’en vous aimant et vous respectant aujourd’hui telle que vous êtes, vous n’êtes plus la cible adorée du vendeur de programme alimentaire, de wrap minceur, de sachets de protéines qui agitent votre excitation à maigrir par exploitation de votre mal-être et présentation des résultats avant/après de leurs clientes.

4 -> Mon corps est finalement parfait pour maintenant! 

 

Mon corps tel qu’il est m’apporte aujourd’hui le challenge que j’ai besoin de relever pour enfin être moi-même. Mes kilos en trop exercent mon courage à être présente pour moi-même quand les autres les critiquent et me dénigrent. Mes kilos en trop renforcent ma force et ma ténacité face au rejet et à l’insconscience.  M’aimer sans attendre le corps parfait brise mes illusions de bonheur sous conditions, de séparation et m’oblige à prendre ma responsabilité face à moi-même : rester attachée à mes blessures ou composer avec les opportunités que la Vie me donne. Mon corps m’indique qu’il est temps de lâcher la charge émotionnelle liées à mes blessures chéries et me sentir complète en moi-même. Je n’ai pas besoin de me faire souffrir ni de fonctionner à coup de frustrations et d’interdits pour justifier, prouver, ressentir que je suis quelqu’un de bien. J’ai confiance en la Vie pour m’apporter avec une précision exacte les situations challengeantes et le soutien dont j’ai besoin pour devenir qui j’ai besoin de devenir. Mon corps ne fait pas exception. Exprime ta rayonnante quel que soit ton poids.

Carole Rinaldi pour LA TÉLÉ BIENVEILLANTE


Articles associés à cette thématique


Réseaux Sociaux