Avez-vous peur de maigrir?

peur de maigrir

       Je sais mes chers conquérants de la Vie en pleine forme, vous allez vous demander si je ne suis pas tombée sur la tête. Mais enfin Carole, c’est quoi cette question!!!??? Bien évidemment que NON! Je n’attends que ça!!!

Je dois vous avouer que moi non plus je n’avais pas conscience que la peur de maigrir pouvait exister.Il est en effet plus communs de parler de la peur de prendre du poids que de la peur de maigrir!

Et pourtant j’ai vécu une drôle d’expérience qui m’a fait comprendre que la prise de poids facile tout comme la résistance à l’amaigrissement ne sont pas toujours conséquences de la génétique. Cela serait trop simple! Nos croyances et le pouvoir de notre corps émotionnel conditionnent également notre rapport au corps et au poids. Comment? Je vous raconte ici la mésaventure qui m’a amenée à cette étonnante prise de conscience.

Et si vous aviez vous aussi peur de maigrir?

peur de maigrir

       En 2011, mon activité indépendante tourne à plein régime. Je propose des soins en réflexologie et des séances de relaxation dont la qualité me permet de compter quelques personnalités parmi ma clientèle. J’en suis très fière car , arrivée sur Paris sans aucun carnet d’adresses en 2010, mes efforts pour mener mon entreprise commencent à porter leurs fruits. Je travaille 7 jours/7, avec des horaires complètement fous,  jamais de vacances, avec l’intention de me donner vraiment à fond pour satisfaire les exigences de ma clientèle. Je sens bien que cela me coûte une énergie considérable mais j’aime tellement ce que je fais et j’ai tellement envie de réussir (peur d’échouer?) que je ferme les yeux sur mes signes de fatigue, j’arrive à me convaincre que cela ne sera qu’une période à passer, le temps de trouver mon rythme…

Et je ne me vois pas franchir la limite.

Je suis seule pour gérer l’ensemble de mes activités…et je finis très rapidement par vivre, je crois, ce qui s’appelle un burn-out. C’est la première fois que j’en parle sur ce blog tellement je me suis sentie coupable à cette période de ne pas être « assez forte et résistante » pour tenir le choc…ce qui, je le sais bien, est une caractéristique de la blessure émotionnelle de trahison (eh oui encore celle-ci! Elle m’a donné du fil à retordre dans ma Vie).  C’était très étrange…car je ne comprenais pas ce qu’il m’arrivait. Les médecins disaient que mes analyses de Santé étaient bonnes mais je sentais en moi que ça n’allait pas du tout. Je ne savais toutefois pas nommer ce que je vivais. Tout ce dont j’étais certaine c’est que si je continuais ainsi, j’allais mourir d’épuisement. Je sentais la fatigue creuser mes cernes et même être douloureusement incrustée dans mon visage. ça me faisait mal, comme si la circulation du sang y était figée. Le haut de mes côtes était aussi devenu douloureux au toucher et au moindre de mes mouvements. J’avais la sensation d’avoir un corps trop lourd à porter pour moi toute seule. J’étais épuisée et pourtant, le moment venu de dormir, il m’était quasi impossible de trouver le sommeil. Mon mental tournait à plein régime en permanence.

J’ai enfin pris conscience de la gravité de la situation, un samedi soir en rentrant de ma journée de travail. Je venais de sortir du métro quand, ne tenant plus sur mes jambes, j’envoyais un SMS à mon conjoint pour qu’il vienne me chercher. J’avais moins de 5mn à pieds de distance pour rentrer chez nous et je me suis sentie incapable de faire le chemin toute seule. Ce week end là, je suis rentrée dans ma famille et, sécurisée dans le cocon familial où on prenait si gentiment soin de moi, j’ai dormi des heures et des heures dans les jours qui ont suivis. La seule chose qui allait bien et qui me rassurait, c’est que je mangeais et même d’un très bon appétit.

Ma tendance morphologique étant plutôt à la prise de poids rapide, je me disais qu’à ce rythme de repas, vu la compensation alimentaire qu’engendrait ma fatigue, je n’allais pas tarder à me retrouver de nouveau avec 15kg de trop. Et ce n’était pas vraiment mon souhait!.

Alors ce matin là, je décide de me peser pour prendre conscience de « l’étendue des dégâts ». Je constatais alors que j’étais à un poids bien en dessous de mon poids de forme habituel. Etrange! Mais bon « tant mieux!  » pensais-je naïvement dans un premier temps. (Il faut rappeler qu’à l’époque où j’étais obsédée par mon poids, je faisais partie de celles qui se disent limite heureuse d’avoir chopé la grippe pour perdre 2 kilos en quelques jours…) Bref…j’ai aujourd’hui beaucoup de compassion pour la violence et la ténacité de la fille que j’étais avant. Bornée et stupide, un mélange qui ne me manque pas vraiment :)

mincir stop à la torture

Le lendemain, j’étais inquiète parce qu’en regardant mon corps dans le miroir, j’avais la sensation de voir mes côtes creuses et certaines parties de mes os du bassin devenir anormalement saillantes. J’étais même « choquée » de me voir avec un ventre aussi plat dans le miroir alors que je n’avais pas sauté de repas. Impression étrange puisque, durant des années, j’avais couru après cette obsession d’avoir un ventre plat. Et ce matin là, où il était enfin devant moi sans trop d’efforts, j’étais incapable de m’en réjouir. Pire encore, je ressentais de la peur de le voir soudainement ainsi. Je filais me peser en vitesse. Et j’avais raison d’être inquiète, je venais à nouveau de perdre 2,6kg en 24 heures.

Pour résumer la situation , je venais de perdre quasiment 3kg en à peine 2 jours, sans raison alimentaire valable. D’un coup j’ai ressenti la panique m’envahir. Panique parce que mon poids descendait à toute vitesse mais surtout panique parce que je n’étais pas du tout, souvenez-vous, en restriction alimentaire. Bien au contraire! Je mangeais plus qu’à ma faim sauf que mon corps ne semblait plus le reconnaître ni l’intégrer.

J’ai vraiment ressenti une véritable panique comme jamais dans mon histoire avec le poids et mon corps. Je connaissais par coeur la culpabilité, la colère, la honte de voir des kilos en trop sur la balance. J’étais d’ailleurs toujours la première à me plaindre et à être insatisfaite de moi-même. Mais jusque là, j’avais toujours connu la solution pour retrouver mon poids de forme, à savoir me prendre en mains et avoir une meilleure hygiène de Vie.

Pour la première fois de ma Vie, j’étais sans contrôle face à cet amaigrissement et confrontée à l’absence d’explications et de solutions. Je me sentais entièrement démunie et dans l’inconnu total.

Un amaigrissement rapide dont j’avais pourtant souvent rêvé…

Quand cela allait-il s’arrêter? Est-ce que je payais pour mes erreurs passées pour avoir forcé mon corps à maigrir sans cesse? Et si je continuais ainsi à maigrir de plus de 3kg par semaine, qu’allait-il m’arriver? Est-ce que j’allais tomber malade? Etais-je malade?…les images et les questions ne cessaient d’affluer en masse dans ma tête. J’en étais même à envier l’idée d’avoir un ou deux kilos de trop, moi! l’ex obsédée du poids!

 peur de maigrirSoudain, je pris conscience de la raison de ma panique. La raison était cette pensée qui m’avait traversée l’esprit quelques secondes:

« Etais-je malade? »

Les images que j’avais en tête étaient très claires: je me voyais maigrir encore et encore sans avoir le moindre contrôle pour limiter cela. Mon corps était mince mais je sentais que ce « mince » là, que j’admirais chez certaines filles, n’était pas fait pour moi. Ce « mince » là était trop en décalage avec l’histoire de mon corps. Je me sentais impuissante. J’avais cette sensation de tenter de m’accrocher à quelque chose qui se dérobait à toute vitesse sous mes pieds. Malgré le fait que je mangeais normalement et plus, mon poids descendait dangereusement en dessous de mon poids de forme, je perdais ma force et mon corps se creusait de plus en plus.

D’où me provenaient ces images dictées par la peur? Pourquoi avais-je scénario là en tête?

Je réalisais alors que cette anticipation d’images dans ma tête était le reflet des peurs et des angoisses que j’avais connu plus jeune, lorsqu’une personne de ma famille était tombée malade. Je comprenais soudainement l’angoisse que vive ces femmes qui doivent surveiller en permanence leur poids pour savoir si elles n’ont pas trop perdu…quelle sensation paniquante de ne pas se sentir en sécurité avec son corps.

        Ce jour là, j’ai vécu une expérience qui a pour moi été une évidence. J’avais depuis toujours une peur inconsciente de maigrir, que j’associais à la maladieque je n’avais jusqu’ici jamais eu l’occasion de rencontrer. Une peur de la maigreur qui montre les os, d’un ventre qui se creuse, une peur panique de la descente de poids rapide et non maîtrisée. Peut-être est-ce aussi votre cas si vous avez connu des proches anorexiques ou si vous avez connu une personne touchée par une maladie qui l’affaiblissait de jours en jours. Peut-être ces images et ces souvenirs sont-ils aujourd’hui en vous sous forme de croyances et de principes protecteurs pour votre Santé et la Vie tout simplement.

Dans un autre registre, j’ai aussi rencontré cette problématique de résistance à la perte de poids en travaillant avec des femmes victimes d’abus sexuels pour qui maigrir était assimilé à « risquer de devenir vulnérable ». Pour ma part, j’ai compris que cette peur faisait partie de mon identité et donc de ma facilité à prendre du poids et de ma difficulté à en perdre. Une sorte de protection  inconsciente et de fuite contre ce que mon cerveau avait enregistré être une menace pour ma propre sécurité.

Peut-être voulez-vous savoir comment cette histoire s’est terminée?

Tout d’abord, en bonne téméraire pas du tout flippée, j’étais le lendemain même première heure chez le médecin! Il ne m’a pas annoncé de méthode miracle pour m’en sortir: repos, repos et repos! Et franchement, vu la gravité de la situation, je n’avais pas l’esprit à m’amuser avec ses conseils. Il a fallu que je sois patiente que j’apprenne à gérer mon stress, que je reconnecte avec mes besoins en tant que femme et que j’apporte énormément de douceur à mon corps. (De la douceur à son corps? C’est quoi cette bête là?) La Vie, par la force des choses, m’a donnée le choix: apprendre à me respecter et à me nourrir d’amour ou bien risquer de mettre ma Santé en péril.

La peur de maigrir? Franchement la Vie ne manque pas d’humour, il ne manquait plus que ça!

Vous aimez cet article? Vous avez la liberté de le partager et de l’enrichir de votre commentaire ci-dessous. C’est à vous!

[c5ab_title apperance= »title-style-2″ title= »Carole et LA TÉLÉ BIENVEILLANTE sur les réseaux Sociaux » font_size= »20″ font_weight= »300″ transform= »normal » class= » » icon= »fa fa-check » link= » » id= » » ]

[c5ab_icon font_size= »20″ icon= »fa fa-facebook-square » link= »https://www.facebook.com/groups/201367460042767/ » color= »#1d60b7″ ] [c5ab_icon font_size= »20″ icon= »fa fa-twitter-square » link= »https://www.facebook.com/groups/201367460042767/ » color= »#1ebfaf » ] [c5ab_icon font_size= »20″ icon= »fa fa-google-plus-square » link= »https://plus.google.com/u/0/105121187343370921937/posts » color= »#dd3333″ ] [c5ab_icon font_size= »20″ icon= »fa fa-instagram » link= »http://instagram.com/rinaldi_carole » color= »#9446e2″ ]