10 étapes pour se réconcilier avec soi-même et enfin faire la paix avec ses complexes

Se réconcilier avec soi-même quand on a plein de complexes?  Cela peut sembler MISSION IMPOSSIBLE! Comment envisager qu’un jour nos pensées toxiques puissent cesser, elles qui nous gâchent tant l’existence? Et d’autant plus, comme on me posait la question cette semaine, comment faire pour ne plus avoir de complexes lorsque ça fait plus de 50 ans qu’on fonctionne comme cela?  

Apprendre à s’aimer dans ce contexte là peut vraiment paraître mission impossible et pourtant… »impossible is nothing » (ce sont les all blacks qui le disent!!!). Changer son regard sur soi est possible mais il convient de préciser  ce que cela veut dire. Changer son regard sur soi n’est pas:

  • Se résigner er faire comme si nos complexes ne nous faisaient plus souffrir
  • S’accommoder d’un corps ou d’un état d’être que nous n’aimons pas.
  • Nier le corps au profit d’autres qualités plus intellectuelles. Se contenter de ce que l’on a quoi et ma fois…faire avec! (attention débordement d’enthousiasme!)

Au contraire, pour changer son regard sur soi et le faire dans la bienveillance, il nous faut comprendre les sources et éléments qui fondent notre conviction d’être moche, laid, banal, sans intérêt. Je vous partage aujourd’hui comment réaliser ce travail en m’inspirant directement de la chronique du livre « S’aimer quand on est bourré de complexes par Aurore Aimelet, journaliste et spécialisée en psychologie. Ces précieuses clés vers l’acceptation de soi et de son corps vous aideront à vous distancer de l’idéal de perfection pour sortir des illusions et davantage vous accueillir tel que vous êtes. `

Comment s’aimer alors qu’on ne voit que ses complexes?

 

Changer son physique est possible car tout est aujourd’hui à notre disposition pour nous permettre de lutter contre nos imperfections, ce que l’auteur du livre Aurore Aimelet nomme « Le devoir de beauté ». Nous y reviendrons un peu plus loin dans cet article. Mais Changer ses défauts physiques,  ne garantit pas pour autant que le regard que nous portons sur nous et notre corps évolue simultanément. Nous allons voir ensemble pourquoi tout au long de cette chronique.

Je voudrais d’abord vous partager, mes chers conquérants de la Vie en pleine forme, que cette insatisfaction permanente de soi malgré un corps mince et tonique, j’en témoigne pour l’avoir moi-même vécue au cours de mes 4 premières tentatives infructueuses pour maigrir.

J’ai été mince, j’avais enfin réussi! Je pesais entre 57 et 58 kilos pour 1m72, je faisais du sport au moins 5 fois par semaine et je me nourrissais de sachets hyperprotéinés. J’avais le pouvoir sur mon corps physique et il me semblait connaître la conduite à suivre pour désormais être mince et le rester. Les premiers mois avec ma nouvelle silhouette et mes nouveaux vêtements, je me sentais pimpante, encore enivrée par la sensation de reprendre le contrôle sur ma Vie. Mon surpoids et l’image que j’y associais de la « fille qui se laisse aller » s’estompait enfin de semaines en semaines. Je tentais de me rassurer sur le fait que je resterais mince désormais toute ma Vie parce que je me répétais « Cela ne dépend que de toi« .  Enfin j’allais pouvoir me permettre d’être cette femme bien dans sa peau, confiante, à l’aise avec sa sensualité que je bouillonnais d’envie d’être à l’intérieur. MAIS…soudain vint le mais…

ce « MAIS » est redoutable mes chers lecteurs. Il est redoutable car il assassine tout l’enthousiasme et le courage de vos progrès, minimise vos réussites, pour vous montrer sans fin ce qui pourrait être mieux et comment vous pourriez vous sentir si votre nouvelle silhouette était encore un peu mieux. Ce « MAIS » vous montre cette cuisse qui est belle juste sur le milieu, bref entre la culotte de cheval et le bourrelet du genou, ce ventre qui (quand on le tire un peu vers le bas) pourrait être plat et tonique et ces fesses qui pourraient être si jolies si seulement…

C’est pourquoi j’ai décidé en quelques jours de me démener pour vous publier la chronique du livre d’Aurore Aimelet, « S’aimer quand on est bourré de complexes ». Un livre qui vous aidera à comprendre pourquoi nous tous avons des complexes, à démasquer les nombreuses illusions que nous entretenons, et à comprendre comment se créer le décalage entre ce que nous sommes et la façon dont nous nous percevons. Un livre qui je l’espère, continuera de vous guider vers toujours plus de bienveillance pour vous-mêmes.

S’aimer même quand on est bourré de complexes

« Au delà des critères de beauté communément admis, personne ne naît beau ou laid. Il serait bien plus juste d’affirmer qu’on le devient, à ses propres yeux du moins. » Aurore Aimelet – S’aimer quand on est bourré de complexes – Editions Solar

 

1. Comment naissent et grandissent nos complexes?

 

1.1 Qu’est ce qu’un complexe?

Un complexe est un sentiment d’infériorité qui génère une conduite timide et inhibée.

Un complexe nous amène à :

  • Focaliser notre attention et nos émotions sur un défaut réel ou imaginaire
  • Ressentir des sensations désagréables
  • Associées à des émotions douloureuses et à des pensées toxiques qui poussent à adopter des stratégies d’évitement. Nous y reviendrons dans quelques lignes.

On parle de dysmorphophobie lorsque l’obsession tourne à la pathologie et entache sérieusement la qualité de Vie de la personne complexée ainsi que celle de son entourage.

1.2 Quels facteurs peuvent jouer sur le développement de nos complexes?

Notre rapport au corps se construit durant toutes étapes de notre Vie et commence au moment même de notre Vie intra-utérine. Déjà nous percevons essentiellement des informations sensorielles sur le contexte dans lequel nous venons au monde. Nous traversons ensuite différents stades dans la construction de notre image, dont le stade du miroir vers nos 1 an, qui correspond au moment où nous comprenons que le reflet que nous apercevons dans le miroir est le nôtre. Nous poursuivons la construction de notre estime et de notre image corporelle dans l’enfance qui marque le début de l’ouverture aux autres et de la socialisation. Vient ensuite l’adolescence et les bouleversement du corps enfant vers le corps adulte. Chacun d’entre nous traverse ces stades dans la construction de son estime de soi et de son rapport au corps, mais nous pouvons les vivre d’une façon différente en fonction de notre éducation, de notre histoire et de notre environnement.

  • Notre Education

Nous percevons des informations importantes pour la construction de notre image corporelle dès notre Vie intra utérine. Avons-nous été désiré? Avons-nous été attendu en tant que fille ou garçon? sont déjà des informations qui conditionnent les blessures émotionnelles et notamment la blessure de rejet.

Lorsque nous grandissons, le rapport à nos parents ou éducateurs va également jouer un rôle important dans la vision de notre beauté et de notre corps adulte. La sur-protection, ou au contraire le désintérêt, le dénigrement, la moquerie, ou encore le fait qu’un parent s’attriste de notre apparence peut commencer à nourrir en nous la croyance que nous ne sommes pas aimés pour ce que nous sommes. Pour être aimés et surtout ne pas prendre le risque de ne pas l’être, nous devons changer. Cette sensation de ne pas être à la hauteur des exigences ou des attentes d’une tierce personne peut donc fragiliser notre authenticité et nous prédisposer à développer des complexes d’insuffisance.

  • Vous êtes imparfait, sérieusement vous le faites exprès?

Qu’est ce que le devoir de beauté? comme l’explique si bien Aurore Aimelet, la société valorise la jeunesse, la Santé et la haute perfection. Dans ce contexte, le devoir de beauté c’est cette forme de pression implicite qui plane au dessus de nos têtes, celle de tous avoir les moyens de devenir parfait et de surtout n’avoir aucune excuse pour ne plus l’être. Tout est aujourd’hui à notre disposition pour nous permettre de camoufler ou lutter contre nos imperfections ( crèmes, régimes, chirurgie esthétique) et combler ce qui nous manque.

Dans ce culte de l’apparence omniprésent, il est pas étonnant que nous soyons imprégnés par toutes sortes de croyances comme:

  • « Il faut être beau pour réussir« 
  • « Il faut être beau pour être heureux »
  • « Il faut être beau pour être aimé« 

J’avais moi aussi ces croyances ancrées en mon identité. C’est ma rencontre en 2004 avec Alex, 24 ans à l’époque et jeune homme paraplégique qui m’a fait prendre conscience que la réussite et le bonheur ne sont pas tant une question d’apparence que d’état d’être. Ce jeune homme, malgré une épreuve de Vie tragique était une boule d’énergie, de détermination et de courage à lui seul. Il m’a appris que la beauté pour combler les blessures du coeur est une beauté surjouée, fragile, faillible,  alors que la beauté du coeur nous colle littéralement à la peau comme un charme naturel.

  •   Miroir, mon beau miroir!

Autre élément qui intervient dans l’origine de nos complexes et pas des moindres! C’est même un fait physiologique! Pour observer notre corps dans son intégralité, il nous faut utiliser un moyen extérieur (miroir, regard d’autrui).  Alors à qui accorder notre confiance, Quand nous prenons en compte que nos sensations, notre vision de la réalité, sont interprétées par ce que nous croyons et que le regard des autres l’est tout autant, à qui faire confiance? à nous-même et nos sensations? à notre miroir et l’image qu’il nous renvoie?

  • Demeurer étranger à sa sensorialité

Autant certains misent tout sur leur apparence pour réussir et être heureux, autant d’autres, probablement par héritage de leur éducation, on sur-privilégié l’intellect au détriment du corps, en arrivant parfois à s’en désintéresser complètement. Ce corps n’a alors plus aucune valeur et nous ne comptons plus du tout sur lui pour nous épanouir.  On observe notamment ce déni du corps et cette volonté de s’en couper chez les personnes qui ont été victimes de violence, de maladie, ou pour qui le corps a pu être source d’expériences de Vie douloureuses.

  • Les comportements d’évitement

Qu’est ce qu’une stratégie ou un comportement d’évitement?

Sous l’effet de la peur, de l’inconfort et du stress que génèrent nos complexes, nous allons éviter d’en arriver à ressentir les émotions qui nous font souffrir en adoptant la fuite, le camouflage, l’agressivité, l’ironie. Le comportement d’évitement existe pour préserver notre intégrité face aux émotions négatives et pensées toxiques. Bien entendu, se défendre ainsi d’une éventuelle douleur n’arrange pas le problème et finit même par l’accentuer le problème en nous isolant des autres et en nous privant de l’authenticité de bons moments à partager.

  • Les thérapies cognitivo-comportementales donnent d’excellents résultats pour prendre conscience et se libérer des stratégies d’évitement. Si le sujet vous intéresse, je vous invite à visualiser l’interview avec Anne Marrez et Maggie Oda, toutes les 2 spécialistes du sujet et auteurs du petit cahier d’exercices à l’acceptation de son corps. Vous y trouverez des exercices pour accompagner votre thérapie. Le travail sur soi consiste à prendre conscience des schémas (pensées, émotions, stratégies d’évitement) qui nous font souffrir afin de « rayer le disque », poser une action nouvelle et permettre au cerveau de réaliser que les conséquences de nos actes nouveaux ne nous mettent pas en danger.

  • S’obliger à des comportements compensatoires

Ce qui peut accentuer la douleur liée à un complexe est aussi le fait d’adopter un comportement compensatoire. Pour combattre un sentiment d’infériorité ou d’insuffisance, nous allons comme nous en excuser et adopter une attitude compensatrice, au profit souvent d’autrui et au détriment de nos propres besoins. Ces attitudes accentuent notre mal-être intérieur puisqu’elles ne nous orientent pas vers notre vrai besoin pour guérir nos complexes, celui de nous connaître davantage. Ce comportement compensatoire est motivé par le besoin d’être aimé, accepté, reconnu par autrui.

  • La peur de vieillir

La société prône le culte de l’apparence mais aussi celui de la force et de la jeunesse. Le vieillissement du corps peut renforcer un complexe d’insuffisance notamment lorsqu’il est associé à la « perte »: perte de dynamisme, perte de beauté, perte du pouvoir de séduction…La perte étant pour notre psychisme extrêmement anxiogène car contraire à notre besoin fondamental d’équilibre et de sécurité.

« Ne vaudrait-il pas mieux accepter de prendre de l’âge et quelques kilos puisque nous martyriser le corps et, pire encore, le coeur et l’esprit est à peu près aussi vain que de vouloir arrêter le temps? » Aurore Aimelet- S’aimer quand on est bourré de complexes. 

 


 

2. Comment faire pour se réconcilier avec soi-même?

 

Se réconcilier avec soi-même est un travail sur soi qui demande du temps et qui est jalonné de petites victoires en douceur. La clé pour y parvenir est de ne jamais se laisser décourager par cette petite voix qui nous dit que nos efforts ne servent à rien, "que nous sommes trop ceci ou cela ....ou qu'il est trop tard" pour s'en libérer. C'est faux! Toujours inspirée du livre "S'aimer même quand on est bourré de complexes", je vous partage plusieurs extraits des étapes clés que nous partage Aurore Aimelet pour y parvenir.

1- METTRE EN DOUTE NOS CERTITUDES

"Et si mon regard sur moi-même était faussé?" Après tout, nos certitudes ne sont-elles pas faites de routine et d'habitudes? Notre perception de la réalité n'est-elle pas différente d'une personne à l'autre? N'est-elle pas question d'interprétation? Pour mettre en pratique cet exercice, il vous faut prendre conscience, comme expliqué plus haut, que pour observer votre corps en entier, il vous faut un outils extérieur. Que ce que vous voyez est aussi le reflet de votre histoire émotionnelle et de vos expériences avec votre environnement. Ouvrez vous à d'autres cultures, d'autres époques de Vie et découvrez ainsi que la beauté n'a jamais été clairement figée, elle est subjective d'un pays à l'autre, d'une personne à une autre.

2 - NETTOYER LES MEMOIRES

C'est tout d'abord se questionner sur notre histoire et les expériences vécues vis-à-vis de la construction de notre image corporelle. Quelles expériences de Vie ont pu contribuer à creuser ce décalage entre ce que vous êtes et ce que vous croyez être? Il s'agit ensuite de faire un bilan sur ce que nous avons hérité de notre éducation et de notre environnement, notamment en faisant le tour de nos qualités, de nos défauts, de nos croyances etc...La chance que vous avez aujourd'hui, au moment de l'âge adulte, est la possibilité de vous délester d'un poids en faisant le choix conscient de nourrir les valeurs auxquelles vous adhérez et vous détacher de ce qui ne vous appartient pas.

3- RECONNAITRE NOS PENSEES LIMITANTES

Nous ne changeons pas du jour au lendemain un regard plein de rejet sur nous-même et je ne conseille jamais à mes clientes de se faire violence pour transformer une croyance limitante. Les masques et les carapaces prennent du temps pour libérer l'énergie de Vie qu'elles bloquent et il est sans doute indispensable de se faire accompagner par un spécialiste parce que cette démarche touche votre intimité profonde, votre être.

Prendre conscience de nos pensées toxiques, inhibitrices et de ce qui les motive est déjà une étape formidable dans la guérison des blessures de l'âme. Tout simplement parce que nous ne sommes plus dupes. Nos pensées négatives sont peut-être toujours présentes et toujours les mêmes, tout comme nos comportements d'évitement, mais le voile est levé, nous savons désormais ce qui se cache derrière et nous n'avons plus l'intention de nous laisser manipuler encore longtemps.

Et en parlant de cela, savez-vous que nous vivons tous avec la peur d'être rejeté ou considérer comme "non conforme" à ce qu'on attend de nous?

  • Cela remonte à notre naissance! En effet, lorsque nous venons au monde, nous ne pouvons survivre sans l’attention et le soin d’autrui. Notre survie dépend des gens qui nous entourent, et c’est ainsi que nous gardons en mémoire cette peur viscérale de ne pas arriver à survivre si nous déplaisons.

L'étape suivant la prise de conscience est la compassion et le pardon envers soi-même. Arriver à se pardonner d'avoir utilisé cette peur pour nous couper de l'énergie de la joie et de l'amour. Pour vous parler de cette étape, je vous invite vivement à regarder notre interview avec l'auteur et organisateur des cercles du pardon Olivier Clerc et de vous procurer son ouvrage LE DON DU PARDON. Une vraie petite merveille et incontestablement l'un de mes livres coups de coeur.


Le don du pardon - Olivier Clerc

4- SE RELAXER ET PRENDRE SOIN DE SOI

Prenez l'habitude de mieux oxygéner votre corps et de pratiquer chaque jour des exercices qui vous permettent de libérer votre stress, de dénouer vos tensions musculaires. On se sent vraiment mieux dans un corps dont le mouvement est fluide. Malheureusement, nous n'avons pas toujours conscience de combien notre corps peut-être tendu et raide sous l'effet de nos pensées habituelles et de l'angoisse. Bien entendu, derrière ce travail de relaxation, se trouve le travail plus profond de rassurer pas à pas notre besoin de sécurité en apprenant la confiance envers la Vie. Un sujet que j'ai découvert (que je découvre encore tous les jours) et que je partagerais avec vous lors de ma conférence sur "JE DECIDE D'ACCEPTER MON CORPS". 

5- PANSER LES BLESSURES DE L'INTERIEUR

Lorsque nous sommes complexés et mal dans notre peau, que nous craignons d'être quittés ou rejetés à tout instant, il est naturel d'avoir besoin de se rassurer. Cette assurance, nous allons aller la chercher auprès de celles et ceux qui nous entourent, en prenant le risque certain de saboter à la longue les relations que nous entretenons avec eux. Du fait de notre incapacité à nous voir autrement que nous sommes, convaincus d'être moches, insuffisants, non méritant, nous mettons en doute leurs paroles allant jusqu'à les soupçonner de nous mentir.

"Cessez d'attendre de l'extérieur qu'il comble une faille intérieur" . "Accueillir sa fragilité, c'est ne plus chercher le pardon dans le regard de l'autre. C'est se ordonner soi-même d'être imparfait, incomplet, faillible...Humain?" Aurore Aimelet - S'aimer même quand on est bourré de complexes.

6 - ARRETER DE SE COMPARER AUX AUTRES

Parce que déplaire représente un risque majeur pour notre psychisme, nous faisons des autres nos repères et nous nous estimons en fonction d'eux. Ce comportement peut nous apaiser lorsque nous constatons notre similitude mais aussi réveiller nos angoisses lorsque nous observons nos différences ou exprimons nos désaccords.

Comment se détacher du regard des autres sur soi? Comment faire pour être soi-même alors que cette peur du désamour, du rejet, de notre survie nous tenaille?

Pour arrêter de se comparer aux autres, L'objectif est de travailler à mieux se connaître soi-même afin de se détacher de l'estime à travers le regard d'autrui. "Il s'agit d'approuver ce que vous tenez être le plus fort et le plus vrai en vous, sans attendre une validation de l'extérieur, ni avoir à obéir aux codes du moment" Aurore Aimelet - S'aimer même quand on est bourré de complexes.

7 - SE REAPPROPRIER SON CORPS

Décuplez vos sens et apprenez de ce votre corps a à vous apporter tel qu'il est, avec ou non ses imperfections. Une discipline par excellence pour progresser dans ce domaine est la pleine conscience. Apprenez à écouter vos cinq sens et à les utiliser pour nourrir votre joie de vivre. Un parfum, une texture douce, une musique apaisante, l'air qui vient nourrir vos cellules...

8- DES BIENFAITS SECONDAIRES

Cette étape n'est pas une étape facile et plaisante pour l'égo. Cette étape consiste à prendre conscience d'une croyance qui est énorme un leurre:

"Si je n'avais ce complexe, il est sur et certain que j'irais bien".

Parfois, nous utilisons nos complexes comme explication logique à tous nos échecs. Mais notre complexe n'est-il pas surtout une bonne raison de justifier le fait que nous sommes forcés de nous sentir mal vis-à-vis de nous-même? Je n'ai pas la réponse, elle vous appartient.

Pour se libérer d'un complexe, cette étape est malgré tout primordiale. En résumé, il s'agit de comprendre pourquoi le complexe existe et en quoi il a pu nous être utile jusqu'ici.

9- RENONCER A INCARNER LA PERFECTION

Il est normal d'avoir le désir de nous améliorer et de donner le meilleur de nous-même, d'être motivé par une certaine forme d'irréprochabilité. Le perfectionnisme devient contraignant lorsque la personne complexée s'oblige à l'incarner en permanence ou lorsqu'elle se sent coupable sans fin de son imperfection. Lorsqu'on se fixe des standards trop élevés de satisfaction, ils peuvent détruire progressivement l'estime que nous avons de nous-même en étant tout simplement irréalistes et inatteignables. C'est en reprenant contact avec notre peur immense d'être faillible que nous pourrons transformer notre croyance à ce sujet. En effet, être faillible se signifie pas pour autant que nous soyons faible, impuissant et nul. Accueillez vos fragilités, elles sont aussi vos forces.

"S'astreindre à la perfection n'est pas tendre vers la perfection, c'est se condamner à toujours constater amèrement que, décidément non, nous ne sommes pas parfaits" - Aurore Aimelet, s'aimer quand on est bourré de complexes. 

10 - ACCEPTER D'ETRE SOI

Soyons réalistes et honnêtes envers nous-même, il y a un côté euphorique à nous mettre au régime et à avoir le contrôle sur notre corps. Quel satisfaction de sentir que nous sommes au commande, que nous avons le pouvoir!

"I GOT THE POWER!!" (Vous chantez vous aussi?)

"Non mais OH C'est qui le patron!!!!

Objectif: surtout ne pas dériver du cap...:) ça ne vous rappelle pas quelque chose Mesdames???

Voyez-vous le peu de valeur que nous nous accordons lorsque nous forçons volontairement notre organisme à aller puiser dans ses ressources? Croire qu'un changement physique modifiera l'ensemble de nos malaises est malheureusement peu probable. J'ai un jour rencontré une femme qui en était à sa 14ème opération esthétique et qui venait me consulter par refus d'une 15 ème intervention proposée par son chirurgien. Elle n'avait pas peur de souffrir pour être belle, elle savait ce que c'était, mais elle me confiait amèrement qu'elle n'en pouvait plus de souffrir pour au final ne JAMAIS SE SENTIR belle. La chirurgie ne répare l'extérieur de soi mais va t-elle jusqu'à combler une faille narcissique intérieure?

"C'est parce que nous nous sentons mal à l'intérieur, parce que notre coeur est meurtri et parce que le mépris se lit dans notre regard que nous rejetons notre image". L'acceptation de notre prétendue imperfection et la conscience de notre précieuse originalité sont les clés de la réconciliation. Faire la paix avec nous-même, c'est affirmer notre personnalité, asseoir notre autonomie et retrouver notre unité". Aurore Aimelet - S'aimer même quand on est bourré de complexes.

S'aimer même quand on est bourré de complexes

Se réconcilier avec soi-même - Conclusion

Comment faire pour se plaire?  

Comment vaincre cette peur viscérale du rejet pour nous autoriser à être nous-mêmes?

Comment se réconcilier avec soi-même lorsqu'on a toujours cherché à avoir le pouvoir sur son corps et à courir après un idéal?

Vous avez le droit de vouloir le meilleur pour vous-même et votre santé mes chers conquérants de la vie en pleine forme. . Apprendre et s'améliorer n'est-il pas l'un des moteurs de l'existence humaine?

Nous avons cependant à nettoyer nos mémoires, à nous libérer de nos croyances limitantes pour révéler la vraie beauté qui est en nous. Je ne parle pas de cette beauté qui est liée à notre super brushing sans frisottis mais de cette beauté sans artifice que nous avons reçu par l'acte même de venir au monde.

Se réconcilier avec soi-mêmeOuvrons les yeux comme si c'était le premier jour de notre vie et observons-nous sous un autre angle. Après tout, ne sommes-nous pas le miracle de 2 cellules microscopiques qui se rencontrent? La Vie qui s'écoule à chaque seconde en nous n'est elle pas déjà harmonie et perfection? Observez les millions de réactions chimiques qui se produisent en ce moment même pour que vous puissiez me lire!

Quel respect et quelle valeur accordons nous à cette réalité?

Comme le chante J.J Goldman "Nous avons tous été vainqueurs même le dernier des derniers. Une fois au moins les meilleurs nous sommes nés" (Bonne idée. J.J Goldman)

Je vous embrasse mes chers conquérants de la Vie en pleine forme,

Carole.

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Sujet: Se réconcilier avec soi-même quand on est bourré de complexes

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